30.12.06

Link!

A un moment ou à un autre de la soirée d'hier, j'ai sans le réaliser effacé tous mes sms reçus depuis le 23 octobre 2005, environs.

stunned.

PS : heureuse propriétaire d'environs 37€ d'hors forfait , et par pure flemme vindicatrice, je n'envoie aucun texto de voeux ou de bonnannée! cettannée. Une fois prévenus, donc, zéro fois vexés.

23.12.06

All I want for Xmas



J'aimerais ne plus etre si sensible aux mots.
Que les prédateurs se fragmentent et perdent leurs couleurs.

J'aimerais une tête de boucles.

J'aimerais arrêter de faire et dire la nuit tout ce que je regretterai le jour.

J'aimerais que la mer soit plus proche de Paris.

La Russie, aussi, j'aimerais prendre le Transsibérien jusqu'a Vladivostock ; j'aimerais visiter l'Islande à cru.

J'aimerais maîtriser la lumière et les couleurs tout autour.

J'aimerais arrêter de voir le monde en dessin animé et de ne pas comprendre l'humour.

J'aimerais ne plus devenir la proie de mon propre masochisme mental.

J'aimerais pouvoir m'exprimer.

J'aimerais une enorme peluche, et trois ou quatre chats.

J'aimerais pouvoir passer ma vie a regarder le paysage par la vitre des transports en communs.

J'aimerais ne pas perdre l'anglais, comprendre l'allemand, me remettre a l'espagnol, apprendre le russe, le grec, le suedois, l'italien aussi et me remettre au latin.

J'aimerais pouvoir être à l'aise partout, sans traîner comme un poids les moults privilèges d'une petite fille aisée.

J'aimerais une baignoire de chocolat chaud, ou de lait.

J'aimerais ne pas avoir peur des humains (trop humains) en charge de nous tous.

J'aimerais bien qu'un dieu existe.
Parfois.

(And how have we all changed since last bloody januar?)


18.12.06

Piqué sur le blog des HK1.

lien = Sartre's Cookbook

extrait?



October 4

Still working on the omelet. There have been stumbling blocks. I keep creating omelets one after another, like soldiers marching into the sea, but each one seems empty, hollow, like stone. I want to create an omelet that expresses the meaninglessness of existence, and instead they taste like cheese. I look at them on the plate, but they do not look back. Tried eating them with the lights off. It did not help. Malraux suggested paprika.

17.12.06

And on the subject of naming animals, can I just say how delighted I was recently to discover that the word 'yeti', litteraly translated, apparently means 'that thing over there'. ("Quick, brave Himalayan Guide - what's that thing over there?"
"Yeti."
"Gosh, really?")

Neil Gaiman

14.12.06

crazy (bout an upcoming death)

The SEVENTIES !
(now *they* had style. yessirrah.)

13.12.06

C'est étonnant, au fond, combien l'on devient si vite schizophrène.
Oui c'est un bien grand mot. Certes. Mais tout de même : divisés.
Prenons tout simplement l'exemple d'un soir. La fatigue, un. Les nerfs, autre. La peau tambour où chaque nervure se tend, aigüe, comme hérissée, prête à résonner et se tendre au moindre effleurement. La fatigue comme un vide, profond, une boule sombre qui tire le corps en repli et insufle ses vapeurs noires autour de chaque veine, et entre chaque membre, comme un brouillard autour de l'atome-roi. Et les deux cohabitent, jouant sur le clairobscur.
Et l'on sait l'un. On sait l'autre. Une troisiême force - la petite voix? Laquelle, alors? - qui tiens dans une main le fil qui tend la peau, dans l'autre toutes les cordes qui retiennent le corps - et qui nous fait marcher, un pas après l'autre, avec lucidité -
vers le lit.

10.12.06

Suite et faim

Tiré directement d'un texte sur les origines du langage d'un professeur de l'ENS.

"
On peut en effet imaginer que si l’on se trouve autour d’un feu en train de manger une tambouille pas très appétissante, le Tarzan chasser lapin, lapin bon manger, énoncé par Tarzan sur un ton un peu nostalgique, sera effectivement interprété comme cela. Mais supposons que Tarzan veuille étoffer un peu son récit, en racontant par exemple quelques péripéties de sa chasse : alors qu’il était à l’affût, ayant repéré un lapin qui sortait la tête de son terrier, il s’apprêtait à lui sauter dessus quand il avait entendu du bruit derrière lui ; le temps de se retourner, et un deuxième lapin, beaucoup plus gros, lui filait entre les jambes ; heureusement, il avait eu le réflexe de lui sauter dessus. Pour faire comprendre toute cette histoire à son auditoire, il faudrait à Tarzan un vrai talent de mime, pour pallier les insuffisances de son protolangage ! Et il est bien sûr vain de vouloir raconter qu’on a vu un lapin prendre dans la poche de son gilet une montre et s’écrier : « Mon Dieu, je suis en retard ! La reine va me couper la tête ! ». Alice au pays des merveilles est proprement intraduisible en protolangage…
(...)

Contrairement au protolangage, nos langues offrent une grande facilité pour faire part de nos connaissances sur le monde, et aussi et peut être surtout, pour pratiquer un « sport » dont l’importance dans les dialogues, aussi bien qualitative que quantitative, ne doit pas être sous-estimée : il s’agit de l’argumentation. Comme Dessalles le fait remarquer, nous passons beaucoup de temps à discuter du bien-fondé de ce que l’on nous raconte, comme dans l’échange suivant :

Si tu es sûr qu’il s’est sauvé en grimpant à un arbre, alors l’animal que tu chassais n’est certainement pas un lapin. Un lapin, ça ne sait pas monter aux arbres. C’était sans doute tout simplement un écureuil.

Mais puisque je te dis qu’il était blanc ! Tu en as déjà vu, toi, des écureuils blancs ?

Non, mais ça me paraît plus plausible qu’il existe des écureuils blancs que des lapins qui grimpent aux arbres.

Le raisonnement sert ici à conforter ou à infirmer une information. C’est donc une interaction langagière qui se situe au deuxième degré par rapport au simple échange d’information : on échange sur l’échange d’information.

On peut aussi inclure dans cette classe d’usages une autre fonction de deuxième degré du langage : il s’agit de la fonction métalinguistique, qui consiste à parler de la langue elle-même, et qui fait partie des spécificités incontestables du langage humain (Jakobson, 1963) : on ne connaît en effet pas d’autre système de communication qui soit son propre métalangage. Cette fonction est, elle aussi, plus utilisée qu’on ne peut le penser, notamment dans les dialogues où l’on « négocie » le sens des mots :

Eh bien pour moi, un écureuil blanc ça n’est pas un écureuil. Je préfère appeler ça un lapin grimpeur ! "

6.12.06

Ce que j'appelle ne cogitamus ergo non nos amamus des Linguistes

Ou : les petits plaisirs des hypokhâgnae khoncourblancandae

Issu des theories du langage et théroeis de l'apprentissage, livre-débat.

"La démonstration de Fodor aux termes de laquelle nous ne pouvons apprendre et concevoir que ce que nous connaissons déjà, puisque tout concept que nous formons doit être construit à patrir de concepts et de relations déjà possédés, a quelque relent d'une proposition bien connue selon laquelle "tous les livres se trouvent déjà dans l'alphabet". La réciproque de cette proposition étant également vraie, nous pouvons déduire que "l'ensemble de tous les livres est égal à l'alphabet", à savoir, "il existe 26 livres" et "l'alphabet est un ensemble infini."
Appliqué à la biologie, le théorême de Fodor conduit à des conclusions encore plus saisissantes, dont l'une écarte définitivement toute réflexion supplémentaire sur ce sujet. La première, c'est que les mécanismes darwiniens sont incapables de produire la séquence de formes menant à des espèces comme l'
homo sapiens. De cela découlent la proposition selon laquelle "toutes les éspèces et leurs formes subséquentes sont contenues dans l'alphabet protogénétique initial", et des conclusions analogues à celles de l'exemple précédent.
La seconde, c'est que des espèces comme l'
homo sapiens n'existent pas en fait : ce que j'appelerai le cogito ergo non sum de Fodor."

Guy Cellérier

5.12.06


"De là, il n'y a qu'un pas à faire pour voir surgir l'image de l'étudiant laborieux, enseveli sous des livres qu'il devra lire à raison de trois par jour, hanté par l'idée que des textes nouveaux sans cesse s'écrivent et qu'il ne parviendra sans doute jamais à les aborder tous."

Todorov
(piqué aux HKLlg)

29.11.06

Comment ça deux semaines? o.o

27.11.06

Les bienveillantes




Je revendique le droit à fourrer son nez.
Je revendique les droit aux potins, disons le tout net, le droit à la médisance. Je revendique le droit de parler de tout, de rien, de tous surtout. Et de juger. Ne serait-ce, oui, que subjectif. Je m'accorde le droit de froncer les sourcils ou de rire, tout en admettant qu'apres tout, je suis bien placée pour parler.
Oui, je revendique ce droit à la médisance. Et pourquoi pas? Une bonne fois pour toutes, c'est tellement jouissif. Et tellement drôle aussi de danser sans cesse sur la ligne du politiquement correct. Et des allusions. Et des non-dits qui temoignent, "dans mes lectures", de tout un monde en commun, une culture qui provoque la meme imagination,la meme tendance, la meme entente.
Les mêmes réactions. Les justifications. Les allusions, les réactions, les extrapolations.
Et puis le retour au calme.
Les yeux brillants.
De rien, just my imagination. Dieu tout puissant? Oui, me voici.
Je revendique le droit à ma divinité. N'est-ce rien?

26.11.06

-> Tetes a Claques

Teehee, teehee.

Il faut l'écriture à nouveau. Je perds les mots. Ecrire, je le peux. Veux.
Et s'il faut la drogue pour l'art, je vivrai.
A suivre.

Et avec ça?



Luix fut.
L'épidémie de gastros en Novembre est en fait un don de Dieu, qui dans sa grande bonté et sa divine tolérance nous fait maigrir, mortels que nous sommes,afin que nous ne culpabilisions pas des excès du Réveillon.
Prions, mes frères.
La tête au dessus de la cuvette.

24.11.06

Thym



Boucles de pluie.
L'appareil à la main, le noir tranché, fée électricité. Tu parles.
Mais les images s'accumulent, peu à peu, la musique, aussi.
Revoir ses priorités... oui, l'année de tous les rêves. Ils ont trop attendus pour s'en formaliser - et fermer les yeux, hésitante, longue nuit.
Always have something to look forward to - always hook an eye on the future, soas to keep some notion of the passing of time.
And keep all skin intact. Deal?

18.11.06

Mushy




(vous pensiez que j'allais vraiment mettre 'I just can't wait to be king'? Nah... voyons, un enfant, ca ne rime point avec innocent... )
4 ans. Mine de rien, on s'y attache, à ces petites bêtes.

Et ça ne me rajeunit pas, tout ça...

16.11.06

REReflexion.


S'agit juste de comprendre que c'est un style qui ne va pas à tous.
Et lorsque le radar manque d'exploser, parfois, c'est une radiation tortueuse et qui se cherche, parfois, c'est tellement tomate-salade-oignons que c'en devient écoeurant.
Tenter de deviner. Mais c'est même plus drôle, sinon.
Se poser L , c'est bien.
Se poser L lorsqu'on fait uniquement confiance, comme les Cockneys, à son propre sense du style, c'est mal.
Et quand aux ubuesques représentations tordues de ce que subversif peut faire, subversif fait sa crise d'ado, subversif se pose face à la société, et subversif oublie son simple sens esthétique... O Muses, aidez ces âmes en peine!
Voila.
C'est court c'est simple et c'est une prière. S'affirmer c'est bien. Choquer les sens l'est moins.

12.11.06

Tomorrow



Moi, (j'adore commencer un post par ce Moi) ce qui me rassure, c'est la lucidité des gens. Oui - on se fait notre cinéma, paresse et peur, qu'on appelle impossible : et bien? Et bien tous le savent, et en rient, et y retournent, presto, rendus sages? Non. Mais quelque peu vitriol, si l'on râcle entre les molaires. Vous savez, c'est bleu-vert, froid, translucide, tout comme la lumière d'hiver, si belle, et après tout si abstraite. Vue du ciel.
Les nouveaux anges sont les poupées pixels, celles que l'on parcoure à la nuit tombée. Sans le dire. Surtout.
Et la multiciplicité sensitive se joint au vide concret, splendide tant il est bête et méchant,matériel, et donc : demandeur.

Trop abstrait? non. oui. je voulais écrire, surtout.
Pour ne rien dire - puisque les mots échappent. Salis encore de leurs sens , sans l'accord de la raison.
Je manque.
Et j'en réjouis. Sweet dreams, brothers in harm-

5.11.06

Love is everywhere you look.


don't worry be happy

There are twenty years to go


Lorsque les blogs se répondent en écho et se frappent chacun d'autant plus vers les profondeurs, lorsque les mots se suivent et se reprennent, lorsqu'un pronom est schizophrène, lorsque certains sont morts et palpitent encore, lorsque certains vivants sont froids, et plats comme linoleum, c'est que la nuit enfle les mots
Des vents tournent les pages,
des feux rabattent
leurs bêtes effrayées jusque sous nos pas.
Avons nous cru que nous mènerait loin

Le chemin qui se perd dans l'évidence?

Non, les images se heurtent à l'eau qui monte,

Leur syntaxe est incohérente, de la cendre,et
bientôt même il n'y a plus d'images,

Plus de livre, plus de grand corps chaleureux du mondre
A etreindre des bras de notre désir
, juste l'émotion, les vagues, la vague un peu convexe aux bords déchiquetés qui s'abat sur le corps, et le froid, la nuit, intérieur, des mots qui se mélangent, le leurre des mots, bonnefoy.

2.11.06

So laut du kannst





31.10.06

Mo


C'est grave, docteur?
Je n'aime pas l'hypokhâgne





Et pour la premiere fois une réelle panique - partir...

21.10.06

The seasons flash by

Okay, so, one thing is clear, right -
It does absolutely no good to watch a chocolate fountain behind glass panels when you are craving cacao.
Well, except for sweet dreams, of course.

We'll be surrealists and write fabulous, neurotic, sick and tortured poems to one another.
Everyone. Yessir. Aufeinander immer wieder schrieben. Comme des entrelacs de sens. Kh...

19.10.06

v: notes(fin)




Picture I'm a dreamer
I'll take you deeper
Down to the sleepy glow
Time is a low..
Don't you know?
What are we going to do?

Don't get lost in heaven
They got locks on the gate
Don't go over
the edge
you'll make a big mistake

Put me in a cab to suburbia

gorillaz
(Every planet/Don't get lost - demon days)

En cherchant un titre. J'ai vu que ma réserve de mots s'était épuisée. Les mots cryptocentristes.Les mots referencopoetiques.Les mots et les choses. Envolés. Un vide qui appelle la prise de notes. Le vide mental qui ne s'atteint qu'en cours. En cours et dans le train.Home.
Yup.
Just South. But not too much.


4.10.06

Works fine, thanks.

Je veux briller sur la Lune
Je veux briller sur la Lune
Je veux briller sur la Lune

no kidding.

2.10.06

Thinking over the words to pull Cinderella back together in blue ink

crédit Tissa pour la photo


And so we move on. Taking it one day at the time.
Later, we'll join our rainbow pens and write the Book of All.
We will.
Even if it's only a few sentences in the inside of our heads. We'll nurture the words until they'll make the whole world shake with laughter. Catharsis in waiting.
One day we'll look back and sigh , like they all do: our prime suffering years. Wipe a little tear. Lights dim; curtain falls. And you have no time to run back to the chairs before the applause begins, and the beginning ends, once more, with feeling. Paper leafs and bowler hat. Thank you. Thank you for the words. We'll work on that. One day at the time.
C'mon, it's late, we should move on...


-clarté ou génie, il faut choisir, voyons.

25.9.06

Dans son palais d'argent-

Photobucket - Video and Image Hosting


On m'a dit que l'automne s'est equinoxée y'a trois jours.

Impressions d'automnes, alors. Comme ces poêmes qu'on composait au primaire, et va qu'on s'appliquait, pour plaire à la maîtresse... Aujourd'hui la maîtresse a changé, mais le rer reste le même. Matin et soir, parfois plus, ou moins, qu'importe - le ronronnement des murs dorés, des banquettes sombres, de la nuit noire aussi, comme un gant de velours.

Qui m'offrirait un gant de velours? L'un de ces longs gants de pourpre brune, d'ocre encore, ou rouge burlat - une ébène de cerise en tissu. L'un de ces longs manchons doux qui laissent apparaître, dans un souffle de vent, comme un tissu plus pâle là où fuit le manteau.
Et une boucle s'échappe toujours du chignon relâché. Toujours.

On m'a dit que le Temps, c'est un beau salaud. Notre pire ennemi. Mais si les jours trop courts sont suivis de nuits trop longues, je ne vais pas me plaindre.
De toute manière, personne n'est capable de me dire ce que je rêve et ce qui est. Je dois porter les gènes d'un réveille-matin - chaque seconde est comme celle où l'on émerge brusquement du sommeil. Et je ne sais plus ce qui est solide et ce que j'imagine. Si les rires et les esquives rendent lucide ou paranoïaque.
Quoi qu'il en soit, le temps ne change rien à l'affaire: quand on est con... n'est ce point, messieurs dames?

A ce point, c'en deviendrait presque une certitude. Arrêter de se faire des films.
Et que deviennent les dessins animés? Le droit de peindre les visages des gens dans la rue; le droit de brûler soudain trois traits de couleur dans le ciel; le droit de visualiser en technicolor, comme à l'ancien temps?
Suis-je bête, nous avons tous les droits. Sauf peut-être celui de savoir.

Savoir de quoi je puis bien être causante, à cette virgule, à cette pensée, à cet instant comme on dit.

Va, tentons à nouveau la selbstmord du travail.
J'attends. Les vacances. L'enthousiasme. Rien. Le jour d'après. Le sommeil, au contraire. La perte. Le KB. Les oiseaux. La nuit. La Nuit. Les anges. Paris. New York. Que sais-je ...

19.9.06

The other ringfinger







De toute manière, tout ça,
c'est la faute à Willow.

18.9.06

I think I'm sick. It's the season all right. Wrapped up before age in a bright blue cloth. C'mon, it's the tired you speaking. You're not sick. You don't work at all. Get a grip, you just started. He said it'd get worse. Tell the truth, of course you're surviving. Of course you could give more. Of course you could sacrifice. Of course you're just pretending, you always do, so that you won't be left behind. Little miss sighing stooped over a paper pile. So don't you be afraid. It'll get worse all right. Enjoy every bit of it, why not? Mind masochist, we agreed.

16.9.06

Jolie petite histoire



Darn it, j'ai besoin d'une après-midi de repos.
And the little voice goes : too bad, dearie.

13.9.06

Piece o'cake


Isn't it just great that the perfect woman should be hourglass-shaped
And yet never show for the passing of time?

11.9.06

Merci, Mr.Histoire



(Adagio, d'Albinioni)

Vous êtes les danseuses de la République.
Une armée de petits rats aux longues jambes d'albâtre, deux yeux brillants sur un visage de poupée déjà marqué par les rides. La scène est sombre, un ocre maladif pâli par les néons, qui se fond en bleu nuit là où les rideaux frôlent le cou, sous un chignon serré, trop serré déjà, une goutte de sang perle juste derrière l'oreille.
Vous êtes le luxe de la vieille Europe.
Dansez, maintenant. Elle s'élance - il, peut être?- les muscles se délient et s'empoignent sous la chair serrée par les bas lune et veinée déjà, comme le sang crispé sous la grâce si belle, trop fluide déjà pour sembler naturelle, cet art du faire-semblant, et, au tout premier rang ,les complices masqués passent lentement la langue sur leurs lèvres maladives, les yeux à demi-clos, translucents;
Vous êtes les danseuses de la République.
Sa jambe s'étire et s'arque, longue, blanche aussi sa nuque comme celle d'un cygne, et le bras dessine son chant les doigts tendus, la chair lisse déjà, lisse comme une idole qui depuis deux mille ans a fait face au rocher; sa jambe se soulève, et le pied pivote, tout est sombre en-dessous mais ils se penchent quand même, appâtés,habitués, déçus encore et affamés, dégoutés apeurés et transis, morts déja, mais trop las pour s'y faire.
Vous êtes ce dernier luxe d'une France incontinente.
Alors dansez, maintenant.

7.9.06

Happy go-Lucky


J' ai vu le duc de Guise renaître de ses cendres entre deux théories tragiques et élégiaques
J' ai vu la bibliothèque blanche dérouler ses rangs sous mes yeux, et quarante six élèves penchés sur Ben Gourion lors je cédais au change
J'ai vu le vent emporter les corsages des hippies qui, dehors, cultivaient leur cancer les tresses aux aisselles
J'ai vu le vent secouer les brushings des yuppies, les croix des infidèles
J'ai vu le vent flotter sur les sourires fardés, les tresses encore longues, la boucle des talons
Et le soleil avait tout réduit à l'humain - à une masse compacte, suante et fatiguée, fière toujours comme l'est le clown blanc sous la crême, les yeux bas.

C'est vrai, j'attends les mots.
La prépa...c'est ça? Je pensais...exhilaration, découverte, peur bien sür mais impatience aussi, je pensais appétit, overdose, je pensais extrêmes, je revois un lycée qui parle de boulot comme on parle de tout, puisqu'on le doit, sans trêve.
Et moi? Je veux des nuits longues comme des rêves, des matins sans pensée, des soirs encore vivants, du lyrisme vous dis-je! Vu la réalité bétonnière qui règne, l'élite et ses tracas, combien d'années encore cet écart de la vie? Non, ce n'est pas le monde, c'est notre milieu, mon cher, car Mr.Histoire l'a bien vu, appuyé à l'estrade, hier -
la france forme ici ses élites. Vous êtes les nouveaux intellectuels de la nation, et à partir de maintenant, non, que dis-je? depuis bien des années déjà, cantonnez-vous y : vous vivrez. C'est la jungle, dehors, mes enfants ; pris en charge dans vos draps de soie et vos cellules psychologiques au moindre regard de travers, vous n'êtes adapté qu'à ça ; travaillez, donnez vous de la peine, et surtout profitez en avant la déchéance - ce bagne, ce bagne sera le cocon de nos plus belles années.

30.8.06

6september, devil's third




Ca devient de la farce.
Une bien bonne histoire pour nos petits enfants. Sonnez la pub, les gens, le feuilleton doit pauser - la telenovella ruisselante de couleurs, de rebondissements, pour le moins technicolor...et sur ce, scenaristes, a vos plumes! A vos feutres! Il nous faut de l'action! Des pleurs! De la crise en tout genre! De l'identité travestie, des psychologues, des secrets en triangle, des trahisons d'un jour et des lentilles perdues!
La couverture sera rouge passion, collection 12-14ans, section apprentissage, et nous serons riches, mes amis. Reste plus qu'a obtenir les droits d'exploitation. Et ca, ca va etre burlesque...

27.8.06

Das Achte Feld

She had short cropped hair, white as eggshell, and dark-rimmed eyes ; I was running around like a girl with only a shirt on, fleeing in the water, mistaking dolphins for sharks as I struggled to pull the suit on, and the bed was huge beneath a higher wall, and not a word spoken to break the awkward sleep - dreams, sometimes, are so easy to interpret...

20.8.06

Das Musik ist carrement Pöp



Il y a un David rose devant la cathedrale de Köln.
Je n'ai toujours pas compris, mais il parait que c'est revendicatif.
"All profoundly original art looks ugly at first", apres tout.
(C.Greenberg)

Et j'ai, messieurs, la preuve que le sadisme vit : il existe un clavier allemand.

A part ca...Kartoffeln und Appfelsaft, Kultur, Musik und Hausaufgaben , ca fait quatre jours que j'y suis depuis une eternite. 40e d'hors forfait que j'ai deux semaines pour justifier, une langue qui, curieusement, refuse de communiquer, et la belle aventure de la sociabilisation - voui, on ne s'y attendait qu'un peu.
Par contre, la pluie ne m a pas abandonne! Petit tour par le Luxemboug le temps d'un plat de pommes-frites bien belges, sous une averse continue qui donnait aux vaches et aux chateaux un petit air de Goethe, et tous les matins, le plaisir de s'enrouler dans un pull avant de sortir prendre, apres bus et metro, un latte bien chaud avant les cours.
C'est drole, ici les trams relient deux villes comme si de rien n etait, et les eoliennes se dressent a chaque virage ; Köln meme est un peu comme Prague, une ville pour touristes, mais on trouve des perles en faussant compagnie aux grandes avenues Zara-McDo-Virgin. Les glaces sont tres peu cheres, ca tombe bien, par ce temps on en a tres peu envie. La vie est bien faite, qui pour y redire?
Reste a tremper les levres dans une biere ou deux, bien boire et bien manger - oh, ce que j ai envie d un Kebap! -, se saouler le temps de s'inventer une vie; a quoi servent les colos, je vous demande, sinon a jouer sur tout ce que l'on est pas, et tester les regles qui regissent les groupes de "d'jeunz" en lieu clos? Et voir, ensuite, si l'on se prend au jeu, oubliant les limites du faire-semblant...car typiquement - qui n'est pas dans ce cas?- "tout serait tellement plus simple si..."

14.8.06

Cluedo darling

"Ah, vous avez remarqué? Je digresse. C'est normal. Moi non plus, je n'ai pas envie de parler de moi. Ce que j'ose me révéler à moi-même, je ne vous le fais pas partager. Ou alors très, très indirectement. En doses fortement diluées. Homéopathiques, pratiquement. Ca passe mieux. C'est l'effet placebo du blog : moi, j'ai la satisfaction de m'être révélée à vous, je me sens libre, honnête, nette, libérée ; et vous, vous avez l'illusion de vous être intéressés à la vie d'autrui, vous vous sentez généreux, ouverts, des êtres humains sensibles à la cause des autres et capables d'empathie. Ca rassure tout le monde, et ça ne coûte rien à personne."

13.8.06

wish you were here

7th heaven, starting from the top.






Agir sous influence - drogue de la fatigue. Un monde artificiel où tout nous est permis tant on se voir lucide. Et se retourner, le lendemain - ouvrir les yeux en plein soleil avec la gueule de bois lourde des aberrations commises;
I'll never learn.

6.8.06

I named him Bob.


Smile!
It gives a sweet taste to the flesh.

Pig roast.
Beer, wine, fizzy drinks, chips and beens and crunchy skin and tender bits of meat ripped off the bone by children's sticky hands.
Drunken boys and underage girls ; video games and ice cream parlors; guests yap-yapping away behind the bushes' hideaway ; the usual - blaseitude comes easily to tiredness and words.
Meat-eaters ; gotta love us.


5.8.06

Let's get along, there's nothing here to do, let's go find a rainbow / I could be wrong but what am I to do - guess god thinks I'm able.




Et les soirees d ete ou il fait juste un peu trop chaud dehors, et la glace est juste un peu trop froide, le ciel se complemente tout seul, et l on se fout du monde.
thought-of undid: must evolve = ever ?

1.8.06

The devil wears Abercrombie&Fitch

We ought to be tanning topless in tropical spas
Surronded by life's caviar and the usual socialites
Selling our souls for pina coladas
Instead of choosing the teenage path to angst
And museless poets typing away their nails, bitten to the flesh
Roaming urbs and suburbia whith hipster thoughts in mind
Senseless - but hey, we're trying.

30.7.06

Dice roll, freshly baked.

France beat Portugal playing ball on the night of my half-birthday ; light a candle and lead the way. America's sinking into new depths of americanism , or perhaps I need to get my contacts changed - flags, flags, flags, all the way to Canada, but the Village is like rainbow shortcake : one taste is enough.
And I caught I in the act of thinking that the average human body is just plain ridicule. We deny one the right to be frankly ugly, and very few can be considered beautiful ; mostly, one hovers in that awkward state of uncleansiness and shorthand, of half-baked clay mold and silly shape, that'd make any alien with basic aesthetics refute the theory of creationism altogether.
As a nice side dish to this pill, though, we do have this exceptionnal capability of mind-twisting, belief-whipping, and snakey auto-persuasion, that hepls one to believe in whatever one sets their mind on believing - manoeuvering that lovely chisel to carve our contacts into whatever shape we want the world to be. however wrong we might be to ourselves, the more the merrier;
that's all for now, folks.
Happy Holiday.

23.7.06

Fuit Lux

I found the answer!
Je sais, ca vous interesse probablement autant que les reunions 3e-age du vendredi aprem, mais cette petite creature, en anglais chipmunk, s'appelle en francais, tenez-vous bien, un suisse.
Ca faisait a peine une dizaine d'annees que je me posais la question.

Cheerios!
(feel free to punch the air in valiant victory, though. dude.)

16.7.06

United Idiots

See ya in a month or two, dearies -
I'll taste of imperialism and fries.

13.7.06

Slow summer days

(click for full view)




12.7.06

Eerie

It's like a new Beauty and the Beast.
And I'll go scratch my fleas in the shade, trying to figure out what's real - where we're at, and the heavyweight of two months' worth silence.

Cleaning up the mess, tidying up behind three years of high school emporium, coughing up words that'd slept for so long they're now cold, and damp, and meaningless. Lose your mind in the senseless sweeping of old papers and books, like the famous old lady I'm keeping bits of strings and all sorts of tit-tats, just in case.
Just in case I change, one day, make a U-turn and break down into new pieces. But hey, one crisis per group is enough - cheerios.
Et là paf! ça fait des chocapics.

Back to the archive...

7.7.06


Trouver une chanson qui puisse concentrer tout le venin dans les veines
Faire refluer la rancoeur vers l'estomac
Comme une boule d'acier, qui palpite, qui pese
Et la faire exploser
Par tous les pores.

4.7.06

Tenìa miedo


100è post.
Ca mérite bien une photo quelque peu narcissish.

Plus d'un an apres la création de ce blog.
Allez, 369jours environs.
-Joyeux anniversaire... ( -merci)
Il manque de photos pour réel-iser tot le matin, tres tot sous les etoiles, les lumieres au loin qui dansent sans lunettes, la mer qui brille, les bruits de la nuit, un chaud-froid d'experience;
Mon souvenir est un rêve.
Mes rêves deviennent mémoire.
Et peut on vraiment se fier a des images, s'y accrocher comme à des faits?
Qui m'assurera que ce que j'ai pensé, je l'ai pensé ici, sur cette terre, puisque l'interieur de la tete reste le meme de jour et de nuit? Et si je pense l'acte, j'agis en pensée, et la pensée n'existe pas, je n'ai pas agi, je n'ai que pensé...
La nuit se fait plus longue, les mains s'usent au clavier, moins doux déja...et curieusement, les jours passent. Le miel de la nuit n'est pas l'oubli, mais la pente douce, arrondie, qui fond la certitude en rêve, le rêve en vécu, le tout en possible. Surtout, ne pas effaroucher le papillon qui se heurte a la veranda, encore, encore, encore-
Je ne sais plus ce qui est ce qui fut ce qui pourrait etre ou sera ce qui reve ce qui vit ce qui agit ce qui creve
Mais j'ai tout le temps du monde.
~
y mañana qué?


18.6.06

We're stardust...and we gotta get our souls back to the garden - to some semblant of a garden...(J;mitchell)

02:40 AM.
deux heures de catharsis par l'ecriture.
Tous ces mots, la, sur la page, sur les pages, tous ces mots qui ne vont pas naitre...pro-choice, remember?
And when the shit hits the fan, have no fear - I'll be far gone.

17.6.06

Sein Ideal von Freisein, von Unabhängigkeit



Flutter, flutter, butterflies... soon I'll be ripping off your wings.

15.6.06

Let's get along, there's nothing here to do, let's go find a rainbow / I could be wrong but what am I to do - guess god thinks I'm able. (oasis)


Parfois j'aime a penser que ç'a échappé aux perversions de notre âge.
Que rien ne sous-tendait le geste sinon le geste seul.
Que rien ne change sinon dans la continuité de ce qui est deja.
Qu'il y a une certitude à laquelle me raccrocher.
Et parfois, ca ne tient plus la route.
Ca souffre, ça dort peu, ça reve aussi.
must. ca le doit.
Ca ne peut être absurde puisque j'y crois.

La science est faillabilité et donc cela est faillible. J'aimerais qu'on prenne la peine de souligner en rouge les failles dans la matrice. Une multitude de clefs. Une porte, puisqu'il n'en existe pas. Justement. Je le veux.
Qu'on me prouve que j'ai tort,et de pouvoir se battre, si seulement 'il y a un saint graal. La coupe n'a pas encore été remplie, elle n'est meme plus à moitié vide, je n'y vois qu'un fond d'or, sans gerçures, sans atteintes. Dites moi que ce n'est en fait qu'un alcool comme un autre, transparent immobile, mais qu'alcool il y a.
Que ce n'est pas d'air que je m'enivre.
Et continuerai a m'enivrer.
Trop imbibée deja pour les mots-
S'enfuir.

Et les soirees d ete ou il fait juste un peu trop chaud dehors, et la glace est juste un peu trop froide, et le ciel se complemente tout seul, et l on se fout du monde.
engma: must evol-ve mean ever ?

10.6.06

Purgatoire


Something tells me studying's the way to make us pay for our sins, past and future.
A lil' less than a week.
Hakuna matata.
et pourtant, sur la fin, c'est curieusement agréable de se poser dans la fraicheur, les joues brûlées par le soleil du carreau, au milieu de coussins, a parcourir la mediterrannée, l'europe et le Japon...
Et ce soir, à minuit, je me pends dans un verre d'eau.

6.6.06

Thelma & Louise





But we're not striding on dusty roads like the summers once were..
With the mountains ahead and the rain coming in -
It will come.
It will come when our minds have left the empty rooms
The flakes of sun on a dirty mirror
The cool compassion of books strewn all over the bed
The slow path of memories , hand in hand with reallife - with no need for thesis
or counterthought
The sweet smell of Fate and burnt clocktowers
Where trains once led you ;

and no reason to breathe more than a dozen words ; a blue baker's dozen, when the World rings to call - these human eyes staring back from the wall are the only ones I'll get to see today.
Hello, I. Goodnight, I...
08.06.06

5.6.06

20:20

http://catholic-resources.org/Bible/666.htm

Ovide Overdose

Ovide pygmalion bonnefoy kafka bloch barthes desarthes venus apollon leonardo einstein ceres atalante la bruyere theophraste pamphile un pamphile des pamphiles cimon clitandre rhoukomovski grand meaulnes syd barett joseph K schneider pavlov le grand louis la rochefoucauld pascal aristote thales newton & Cie

~

C'est le sommeil d'été cette année encore,
L'or que nous demandons, du fond de nos voix,
A la transmutation des métaux du rève.
-Bonnefoy

W
hen your eyes are closed , are we really sleeping?
Must all dreaming imply the loss of consciousness?
Does one act with a will, on impulse, or react?

For words as we awake fail to clear up the signs

Where're the limits to this game, when a single letter could swing 'caress' to 'agress', back again from 'earnest' to 'fear', and to 'access' from 'clear'? When warmth searches for meaning as day and night get confused?
How can one comprehend, with no lexicon near, how real memories are when dreams turn gold and blue?

The light gets split in two as the curtains descend, blue to gold, gold and blue - I'm playing morse code with no eyes, press and go, press and go, kids never look further than the tip of their nose

Once upon a time, a man beat a king at chess without learning the rules; he imitated all the moves, never a step further, reaction to action ;
and all the words you left in mid-air, clinging to dreams as you woke, come tumbling down to hit you on the chest, short on breath, and haggard.


~

"We're WASPs, doctor. Not acknowledging the elephant in the room is what we do best."
-Bree, Desperate Housewives

31.5.06

Sweams





La torpeur d'un été recréé à l'abri de quatre murs et des corps;

L'air, qui s'infiltre, brise de soleil et nuages qui pleurent, à grosses gouttes mouillés, comme un écho ;
Et comme la pluie qui file, vers l'Ouest, la mélancolie souffle à l'oreille des sourds, emplit la tête et coule encore, coule ailleurs, ne laissant qu'un sable sec, et doré, et pur;

Et des rayons se chassent tout le long des murs bleus, l'horloge tourbillonne, mais dans cette bulle le temps s'étire comme la courbe du cou d'un rêve, un duvet scintillant retient les minutes avec le regard, pour que l'on vive encore;

Pour que l'on vive encore, impressions, et toujour
s.

28.5.06

Seven Days

Partir c'est mourir un peu,
C'est mourir à ce que l'on aime :
On laisse un peu de soi-même
En toute heure et dans tout lieu.

C'est toujours le deuil d'un voeu,
Le dernier vers d'un poème ;
Partir, c'est mourir à ce que l'on aime.

Et l'on part et c'est un jeu
Et jusqu'à l'adieu suprème
C'est son âme que l'on sème,
Que l'on sème en chaque adieu :
Partir, c'est mourir un peu.


Edmond HARAUCOURT (1891).

(alors on tourne le dos , on prend a droite, et on s'eloigne, sans un regard - ne pas regarder en arriere - ne pas s'affadir, froid, dans les bras d'inconnus - ne pas regretter)

->Et le Bac, c'est notre réunion d'ancien combattants?
~

U
n lundi. Un mardi. Un mercredi. Un jeudi. Un vendredi. Un samedi.
Un cine-club. Une fois 50 Etats. Un aprem au club. Un jeudi midi. Un vendredi soir.

Won't the little bald monks slow down our cylinders, make the minutes last for hours,and intense- ?

25.5.06

Prudhommes



"
Et c'est vrai que la nuit enfle les mots,
Des vents tournent leurs pages, des feux rabattent
Leurs bêtes effrayées jusque sous nos pas.
Avons nous cru que nous mènerait loin
Le chemin qui se perd dans l'évidence,
Non, les images se heurtent à l'au qui monte,
Leur syntaxe est incohérente, de la cendre, et
Bientôt même il n'y a plus d'images,
P
lus de livre, plus de grand corps chaleureux du monde
A étreindre des bras de notre désir."



Y.Bonnefoy, "le leurre des mots"

24.5.06

A-plat


Rentrer chez soi : tenir la distance entre une porte et l'autre.
Apres un dernier geste, le trottoir qui pivote, flou de caméra, et un pas devant l'autre , a travers les noms qui defilent : St-Jacques, Soufflot, Luxemboug, Massy-pal, Denfert, Laplace, Bourg-la-reine, Antony enfin, René Cassin, Gabriel Péri, Céline, passage de la Bièvre...
Lorsque s'ouvrent les grands espaces du ciel au bout des rues, que la foule se presse, immatérielle, la force d'interraction disparaît. Llibérée de toute pression exterieure, la pensée surgit, déploie ses ailes, et en couvre mon cou - astronaute dans la ville, astronaute sur les quais, la tete dans un casque translucide, le corps au sein d'une fine membrane de silence - les pensées s'y entrechoquent, s'y infiltrent, en frappent les parois et le crâne à nouveau, deux cents rebonds feutrés - et sur mon filtre glissent les yeux des voyageurs qui ne voient pas.
Force de l'habitude.
Qui ne pourraient pas voir - sur les quais, dans le train, dans les rues, aux carrefours, les yeux se cherchent sans se trouver ; nos peaux sont recouvertes de plastique, et les contacts glissent, et on s'ignore alors, puisqu'on ne sait faire que ça.
Et dans cette membrane qu'on ne remarque plus tant elle est familière, un corps gesticulant pour lui-meme se debat - les mots rebondissent sur la paroi transparente , rabattus dans la gorge, et s'y tassent en un noeud qui élance, empoisonne - avale, refoule, oublie, machinal.
Le paysage qui file, trop connu, trop semblable à celui d'hier, renvoie le regard à lui-meme comme une balle de ping-pong lancée du haut d'un train et, l'espace d'un trajet, la pensée règne, absolue-
Je suis ce que je pense.
Cher Hamlet? Mieux vaudrait ne pas être.

23.5.06

Skipping stones and mermaid hair


Des echos - reverbérés de voix, de paroles, de mélodies ; en boucle les images qui fusionnent dans ma tête, en boucle aussi ces deux syllabes, trois peut etre si l'on en paume en traduction, qui ont creusé leur nid entre deux papilles au repos.
Noire - elle est noire, cette nuit aux formes géométriques, troublée uniquement par les courbes du drap et le carré potentiel qui pourrait jaillir, éclairé, mais reste prostré à se taire et à s'effacer, hydre moderne ( coupez lui donc la tete, il en repoussera huit ).
Un réseau d'ondes et d'influences, de non-dits, de silences et d'or, de rires de messages cryptés en sourcils, d'ordres clairs murmurés et de longs roucoulements à travers les coursives, d'habitude et d'oubli, d'ennui aussi, aux longues heures d'été qui approchent -
quelle difference, entre soleil et sommeil?
C'est insomnie : point d'hibernation.
~
Toutes les couleurs, dit Bacon, s'accordent dans l'obscurité.

17.5.06

Summerland


Keeping pace with a stranger in the street, and just letting your mind go -

L'odeur de la glycine est lourde, belle, et si sucrée / ici.

8.5.06

14:07

A ma gauche, un chat qui dort.
A ma droite, un chat qui dort.
Et je suis supposée me motiver comment, deja?


comme on le dit si bien:
Non nous ne blairons plus l'infortunée Didon.
et oui c'est un doublhexametre.

1.5.06

Fisherman's knot


le pêcheur se tient à la limite du flot - eau qui dort - poids des monts - mots tus, ne pas laisser frêmir l'appât - attentintemporelle - attentat soi

Quel est l'imbécile qui un jour déclara "l'espoir fait vivre"?

Yesterday, I had a dream.
It was dark all around, and little by little I pulled myself up to the gates of heaven. I hoisted myself up by my bootstraps, holding my breath so as not to disturb the clouds - and my hands slipped and bled, but skin held and skin pressed, and when skin met the warmth of golden sun, I knew I'd reached the doors through which all paths could be sublime - sublimated from solid earth to scent -
and for one supreme moment, I rose above the clouds and saw the open gates, threw my mind ahead to lit the way, then the lights went on again - and I saw the rope I'd been clinging to was but a whisp of discarded air - and I fell, hard, back to reallife in the blink of an eye -
and with this blink I woke up , angel-cursing profane once more.


Sleep does us no good.
So let's stay awake the whole night long...and all the nights that'll be...mind masochists escaping the solace of nightmares.

25.4.06

Life.

Is there really anything worse than crawlers? Les rampants...
Ceux qui grouillent là où les feuilles mortes amoncelées se transforment en compost et en un nid douillet pour les betes à six pattes. Dans des gants de jardin trop grands , mais toujours trop petits pour ce qu'il y a a faire - saisir à pleines mains des amas bruissants vivants pleins d'énergie decomposante, faire trois pas et les transvaser dans un sac qui en déborde déjà. Et lorsque les gants tenus à bout de doigt raclent les feuilles au sol, la terre nue apparait, noire et humide, à l'air, les cafards les punaises les fourmis les blattes tremblants, translucides et mous, décampant en panique les uns par dessus les autres par dessous les gants de longues pattes frêles s'attaquant à la manche -
but once your brain has gone quite uncomfortably numb with phobia, you start feeling sorry for the little critters - it's cute, in a way, their compost society, and the fear or the cold that sends them running to the hedge for their miserably precious life - and the young snail that got caught in a leaf and which you bring to ground in a warm sway of universal affection, and even those little eight-legged -
et le coeur rate trois coups au moindre frôlement d'une mèche sur la nuque lorsqu'un mécanisme nous projette en arrière images de -huits pattes six yeux silencieuse- petrifiée, n'osant pas s'essuyer le front sur son épaule au cas où l'épaule abriterait pire que le front...
J'accueille les guèpes à bras ouverts.

15.4.06

100°/. effaçable




The desillusionists have won another round
When you realize the revered scent of Spring on flesh

is just a spray-by-numbers synthetizer of ethylic carbonhydrates.

13.4.06

Bonaparte, for the sake of it.


Vu d'en haut Paris est comme un chateau de sable renversé - amoncellement de sacs de papier kraft dont la main du Hasard est allé perforer les toits.
Sur les épaules de la grande dame de fer, ou nichée entre son oreille et trois cheveux d'arain qui se balancent, le vent hurlebillonne sans obstacle à sa vue , et il fait frisquet, parfois, sur le coup de quatre heures au dessus de la ville.
Haussmann comme Ceasar a tiré une ville du néant. L'a touché de sa baguette, une étoile pour chaque fenetre - oh, elles y sont encore...sinon, pourquoi ville-lumiere? Les allumeurs de réverbères ont tous migrés sur B612, c'est bien connu au sein des cercles quartino-latins. L'elite de la nation se doit de savoir sa geographie et la genealogie de ses ancetres, qu'ils soient de chair ou de béton.
Voila pour les petits caractères au bas du contrat.

9.4.06

E*

Life in motion

Et ici pour un joli résumé de la Marche de l'Empereur (->Canal +)

Pour continuer dans les pubs...
Chocolat
Ideas

5.4.06

Fortuna, ae (f)

La main du hasard, je maintiens. Non, pas le hasard...
fortuna, la fortune. la chance , aussi.
Cette fois, ce n'etait plus U2, mais Kubb - petit soupir a l'idee de telecharger Wicked Soul, allume oui fm en se disant que par hasard, si jamais...
et paf! en effet, tombe en plein dessus.
Jamais deux sans trois?
(asante sana...)

2.4.06

Some like it hot


Some like it Hot
(waaah - fell in love with Marilyn)

***

Water-polo? Isn't that terribly dangerous?
I say : I've had two ponies drowned under me!

***

Oh well...
Nobody's perfect

1.4.06

Rainbow St Simon




"Saint Simon"


After all these implements and text designed by intellects
So vexed to find evidently there's just so much that hides
And though the saints of us divine in ancient feeding lines
Their sentiment is just as hard to pluck from the vine

I'm trying hard not to pretend
Allow myself no mock defense
Step into the night

Since I dont have the time nor mind to figure out
The nursery rhymes that helped us out and make a sense of our lives
The cruel uneventful state of apathy releases me
I value them but I won't cry if the time was wiped out

I'm trying hard not to give in
Battened down to fair the wind
Read my head, at least pretend
Allow myself no mock defense
Step into the night...

Mercy's eyes are blue
When she places them in front of you
Nothing holds a roman candle to
The solemn warmth you feel inside


-The Shins