25.4.06

Life.

Is there really anything worse than crawlers? Les rampants...
Ceux qui grouillent là où les feuilles mortes amoncelées se transforment en compost et en un nid douillet pour les betes à six pattes. Dans des gants de jardin trop grands , mais toujours trop petits pour ce qu'il y a a faire - saisir à pleines mains des amas bruissants vivants pleins d'énergie decomposante, faire trois pas et les transvaser dans un sac qui en déborde déjà. Et lorsque les gants tenus à bout de doigt raclent les feuilles au sol, la terre nue apparait, noire et humide, à l'air, les cafards les punaises les fourmis les blattes tremblants, translucides et mous, décampant en panique les uns par dessus les autres par dessous les gants de longues pattes frêles s'attaquant à la manche -
but once your brain has gone quite uncomfortably numb with phobia, you start feeling sorry for the little critters - it's cute, in a way, their compost society, and the fear or the cold that sends them running to the hedge for their miserably precious life - and the young snail that got caught in a leaf and which you bring to ground in a warm sway of universal affection, and even those little eight-legged -
et le coeur rate trois coups au moindre frôlement d'une mèche sur la nuque lorsqu'un mécanisme nous projette en arrière images de -huits pattes six yeux silencieuse- petrifiée, n'osant pas s'essuyer le front sur son épaule au cas où l'épaule abriterait pire que le front...
J'accueille les guèpes à bras ouverts.

3 comments:

KhâlmarTsum said...

ish... j'ai peur :s...

Emilio said...

Voici mon histoire.
Je me promenais un matin.
Ce fut le matin de ma mort.
Voici comment je suis mort.
Je sens quelque chose tout à coup.Je suis troublé, j'ai peur, frisson, mes antennes m'avertissent du danger, je vois soudain ... quelque chose d'angoissant, je vois... je vois ... deux énooooormes yeux bleus au regard lumineux qui me regardent, c'est une vision... transcendante... alors j'ai peur - ça fait les yeux de Dieu on dirait - c'est donc de ça que parlait pépé millepattes, lui aussi avait des visions de la Géante Magnifique... j'ai peur, j'ai peur, je me cache sous une feuille, mais la Déesse capricieuse insiste, me découvre, me souffle... et je meurs... mais apitoyée soudain de ma mort, versant une larme vaste comme une goutte de pluie, elle me métamorphose, et je deviens... rêve merveilleux, écrit par Son Verbe... je suis numerisé, expédié dans les terres secrètes de la poésie numeriques d'Ish, rendu céleste, une constellation de pixels et signes alphanumeriques.
Et depuis ce jour je suis un poème numérique.

lou said...

*shudders* nasty memories of evil crawling things with too many legs and furry backs and a hair-raising habit of dropping unexpectedly in your neck...

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*hides*