C'est étonnant, au fond, combien l'on devient si vite schizophrène.
Oui c'est un bien grand mot. Certes. Mais tout de même : divisés.
Prenons tout simplement l'exemple d'un soir. La fatigue, un. Les nerfs, autre. La peau tambour où chaque nervure se tend, aigüe, comme hérissée, prête à résonner et se tendre au moindre effleurement. La fatigue comme un vide, profond, une boule sombre qui tire le corps en repli et insufle ses vapeurs noires autour de chaque veine, et entre chaque membre, comme un brouillard autour de l'atome-roi. Et les deux cohabitent, jouant sur le clairobscur.
Et l'on sait l'un. On sait l'autre. Une troisiême force - la petite voix? Laquelle, alors? - qui tiens dans une main le fil qui tend la peau, dans l'autre toutes les cordes qui retiennent le corps - et qui nous fait marcher, un pas après l'autre, avec lucidité -
vers le lit.
13.12.06
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Anonymous
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8:07 PM
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1 comment:
Dans ces cas là on dit : la nuit porte conseil ^^
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