3.4.13

I'm not there

1.7.12

30.6.12

30.12.11

Is there anything more to add?

11.12.11




Je te promets : je ne coule pas
je ne frôle pas l'eau sombre.

Ce gros ballon de chair flotte noué lié
au filin du ciel

Il faut être légère

Je n'ai plus de nuage sur le nez
ou d'auréole qui s'effiloche
J'ai viré ces vitraux lourds et mats
peints vieux
quand le premier a craqué
sous le poids des choses
J'y ai lancé
tout le reste
à travers
à purger le pesant, le en-trop
éponger le liquide visqueux qui stagne sous la toile
jeter l'éponge par dessus bord
j'ai mis des gants sur mes mains sales, de jolis gants de peau
que j'ai posés sur la rambarde dégagée

s'ouvrir à l'air
à l'O2 froid du nord
et que le vent nourrisse
le flux brûlant
la flammèche
dans ce gros ballon de chair

qui a tant de corps à bord

et ne touchera pas l'eau sombre.

16.11.11



Deux pieds dans le plat
Jet de sauce au coin des lèvres
Je déguste enfin.

26.10.11


De cela, je ne saurais dire que nous sortions ensemble.

Nous rentrions plutôt, en l’autre et sur nous-mêmes. Le monde était extérieur ; et dehors, nous n’étions plus ensemble ; ou plutôt nous étions ensemble à l’abri de nos peaux, dehors, et de nos bouches qui souriaient trop fort.

Après, nous n’étions plus ensemble dehors, nous avions fait le pacte avec le monde de ne-plus-être. Tous les intervenants furent informés. Mais les intervenants n’avaient jamais été formés, formés à nous-qui-est, seulement à nous-qui-fut. Les mots des autres n’avaient pas cours, dedans. Dedans s’en fout, dedans cela pourrit ; et l’abri de nos peaux se fendille.


19.10.11

There is no problem because there is no solution.

21.9.11

Exercice de langue





Luulen tietäväni mitä metsä tämä on
mutta tyttö asuu kaukana
tyttö ei näe minua lopu tähän
katsomaan huoneeseeni tankata lunta
/.../
Tämä metsä on kaunis, tumma ja syvä
mutta minulla on sana suojellan
ja kauas mennä ennen nukun
ja kauas mennä ennen nukun

11.8.11

Now everything carefully blank




I know this place, but it doesn't know me
Its colors so familiar bloomed from buds I was once there to see
I know this place, but it is a strange place
Estranged to me, things only we could see
are gone

But then my place is other, too
just - near.

*

"
She kept her songs, they took so little space
The covers pleased her:
Once bleached from lying in a sunny place
One marked in circles by a vase of water,
One mended, when a tidy fit had seized her,
And coloured, by her daughter -
So they had waited, till, in widowhood
She dounf them, looking for something else, and stood

Relearning how each frank submissive chord
Had ushered in
Word after sprawling hyphenated word,
And the unfailing sense of being young
Spread our like a spring-woken tree, wherein
That hidden freshness sung.
That certainty of time laid up in store
As when she played them firts. But, even more,

The glare of that much-mentioned brilliance, love,
Broke out, to show
Its bright incipience sailing above,
Still promisiing to solve, and satisfy,
And set unchangeably in order. So
To pile them back, and cry,
Was hard, without lamely admitting how
It had not done so then, and could not now.
"
Philip Larkin