9.12.09

Progress


*

L'hiver, longue nuit, parle à travers moi mais je sais que ces pas ne sont qu'une longue boucle; une fugue sans hâte après quoi je reviendrai, plus sage aguerrie, à cet espace-temps où j'appartiens.

J'avance sans attendre et j'attends dans longtemps que la terre ait tourné, que toute l'eau du fleuve ait coulé sous le pont, dans la mer, évaporée, gelée, relâchée, brisée, nouvelle, la même dévalant la pente, apaisée, sous ce pont que je traverserai à nouveau.

Et si l'espace-temps, mon ami, ne m'a pas attendu je reprendrai la route.

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