30.4.08

Les textes des gens, ce sont des textes au passé simple
Des textes de gens qui parlent peu et sentent beaucoup.
Le cadre est toujours particulier.
Des textes d'apothéose, souvent de mort, parfois d'orgasme, ou sans différence.

Une sorte d'essence de catharsis. Par la feuille simple. Plus d'attente, aucune hésitation multiparagraphes, mais l'avancée, la lucidité, le coeur, l'arrivée.
Aura-t-on jamais fini d'attendre.





The Calling ce matin m'a fait un coup au coeur.
Le soleil entre dans la pièce, je n'ai besoin de rien.


24.4.08

For the gaz-station tango (2:10)

So basicly, what we've got here is about a fifth Borderlines - like, damn those binary gender choices, you know ; Artsies, a few artsy-fashionistas ; Rebels, in which I include sarrouels, keffiehs and dreads as well as gothic lolitas; Chicissimes and would-be chicissimes; and a few "my mother chose my clothes", though those can be found more often in scientific batches.


Sidegroups may include bordeline-artsies and bordeline-rebels, artsy-rebels, catholic schoolgirls, and keffieh-wearing chicissimes.


Les khagneux ont vraiment l'air de khagneux. Je vous jure.

23.4.08




22.4.08

What could bug me would be a year of hard toiling (in the sun, on the railway, working all day on the raaaailway) and nothing to show for it.
That put aside, it's basically a series of exams the like of which we've grown to know by heart, and if you're good, you're good, if you're not, it's a bit late to get better.

20.4.08

Things that be


Le soir sent la glycine.
Would it be summer yet?

and in the summer - what will that change?

13.4.08

[in progress]



This is the waiting room.

There’s a few chairs along the walls, a table with some strewn magazines, and a large window through which you can see the skies. Perhaps there’s a clock hung to one side, but you only glance at it out of habit, and play with meaning in the numbers.

We wait there like cats, dozing still and content, sharp thoughts muffled by the pure, heavy and delicious weight of gravity on our limbs. At intervals the sky fires up or purples down, and then we stare at the exquisite colored shadows and .

This is the waiting room, or corridor perhaps.

There’s a good number of people sitting like you are. Some you know, some you don’t. A few might be pacing around, they’ll sit down again.

You woke up one day in your mind and to this waiting room.

The wait is you, or perhaps you, it. In asking « for what ? » some found religion. Others, nihilism. The question itself has no meaning. Catsnip. The magazines give easy answers. The answers keep you from walking out.

Sometimes a door opens and in comes out comes another. They say : i found love. A journey. They say : art is the key. Or politics. They say : i know passion. They’ll sit down again. Sometimes they don’t come back.

20.3.08

Define Beauty. Commentaire.

« Je me demande s’il y avait des enfants qui ne la regardaient pas. »

There’s something about Venus.

The beauty of her face.

Like a dear in the headlights you can’t detach your eyes.

« Son corps

résumait l’harmonie universelle, dense et délicat, lisse d’enfance, aux contours anormalement nets, comme si elle cherchait à se détacher mieux que les autres sur l’écran du monde. »

There’s something about Venus.


The bliss in your looking.

The smile.

Palest, softest, pure

There’s something about Venus

And it rips the world open when she cries.

Venus always young.

Venus always new.
Flesh-colored rosebuds and clichés of morning dew.

« Et quand une petite fille est jolie, et quand une petite fille est belle, le plus grand poête d’Italie lui consacre toute son œuvre, un immense logicien anglais perd la raison pour elle, un écrivain russe fuit son pays pour donner son nom à un roman dangereux, etc. Car les petites filles rendent fou. »

There’s something about Venus

There’s a scorn on her face

And if that scorn your heart jumps ship unto the ground

There’s something about Venus

Which would have you roll at her feet un-human,

Qu’importait ma valeur, désormais ? Elle n’importait pas, puisque je n’étais rien. »)

Un-dignified, un-aware, only to be pardoned

And crouch there for ages, staring at beauty, staring up at beauty

For ages

« Ce jour là, dans la cour de l’école, je ne pus m’empêcher de lui dire ce grand classique qui, dans ma bouche, était un inédit d’une sincérité sans bornes :

-Tu es si belle que pour toi je ferais n’importe quoi. »

There’s something about Venus.

Which rips your heart open and flushes you crimson when she turns

Away-

‘Till follhardy feats and rockets to the moon.

*

* *

« Mais moi, quand je faisais la guerre, j’ai rencontré la belle Hélène,et je suis tombée amoureuse d’elle, et à cause de cela j’ai une autre vision de l’Illiade.

Ainsi, je pense que la belle Hélène se foutait de la guerre de Troie à un point difficile à concevoir. Je ne pense pas qu’elle en tirait vanité ; c’eût été faire trop d’honneur aux armées humaines.
Je pense qu’elle restait infiniment au dessus de cette histoire et qu’elle se regardait dans les miroirs.

Je pense qu’elle avait besoin d’etre regardée – et peu lui importaient que ce fussent des regards de guerriers ou de pacificateurs ; des regards, elle attendait qu’ils lui parlent d’elle, et d’elle seule, pas de ceux qui les lui adressaient.
Je pense qu’elle avait besoin d’etre aimée. D’aimer, non : ce n’était pas dans ses cordes. A chacun sa spécialité.
Aimer Pâris ? cela m’étonnerait. Mais aimer que Pâris l’aime, et n’avoir cure de ce que Pâris pouvait faire d’autre.

Alors qu’est ce que la guerre de Troie ? Une barbarie monstrueuse, sanguinaire, déshonorante et injuste, commise au nom d’une belle qui s’en foutait autant que possible.

Et toutes les guerres sont la guerre de Troie, et toutes les nobles causes pour les beaux yeux desquelles on les livre s’en foutent.

Car la seule sincérité de la guerre est celle qu’on ne dit pas : si on fait la guerre, c’est parcequ’on l’aime, et parce que c’est un bon passe-temps. Et on trouvera toujours une noble cause aux beaux yeaux.

Aussi la belle Hélène avait elle raison de ne pas se sentir concernée et de se regarder dans les miroirs.

Et elle me plait beaucoup, cette Hélène-là, que j’ai aimée, en 1974, à Pékin. »

(d’après A.Nothomb : Le Sabotage Amoureux)

16.3.08

vox angeli




Sûrement n'aurais-je pas du m'arrêter de chanter.
La voix ne se récupère jamais qu'à demi.

Et à chaque tentative je sens qu'elle hesite un peu plus, que ça bloque, au fond, en haut, que le timbre s'épuise ou retombe à-côté.
Que les poumons halètent au lieu de se tendre, que les résonances vacillent.

A une époque je chantais juste.
C'est dommage, au fond.

9.3.08